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La menace fantôme (Mission de Kurtis et Calcias)

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- Cela m'étonne qu'une bâtisse pareille accueille encore des gens, si cela fait vraiment des années que ce loup attaque... Si les habitants sont aussi aimables avec nous que n'importe quel visiteur, cela aurait dû faire belle lurette que le bâtiment aurait dû faire faillite, non ? Mais je pense que ça nous arrange. Je n'avais même pas pensé au fait de trouver un toit pour la nuit. Qu'est-ce que vous en dites ?, fit Calcias.

À ces mots, Kurtis remarqua le paradoxe d'avoir mis une auberge dans un village qui paraissait aussi froid et qui plus est, recevait la visite du loup fantôme. Une question résonna alors dans la tête de Kurtis : "Comment faisais cette homme pour survivre sans clients ?". À la recherche de réponse, il toqua chez l'aubergiste qui ne répondit pas immédiatement. Il toqua alors une seconde fois avec la porte ne s'ouvre dans un grincement douloureux à l'ouïr :

- Vous n'êtes pas du village au moins ?, demanda l'aubergiste.

Kurtis hocha de la tête lorsque l'autre l'invita, lui et Calcias a entrer dans sa demeure :

- On vous as engager pour chasser le loup fantôme, vous aussi ?

Kurtis échangea un regard avec Calcias avant de répondre timidement d'un autre hochement de la tête mais avant de pouvoir poser les questions fatidiques qui lui brulait aux lèvres, l'aubergiste leur conseilla de fuir quitte à en sacrifier son commerce. C'était pourtant bien étrange pour un homme qui remportait son salaire en accueillant des visiteurs de mettre son marché de côté pour empêcher deux inconnus de se tuer dans leur mission. Pour Kurtis, il n'y avait plus que deux possibilités quant à cette réaction mystérieuse : Soit la menace était trop grande et l'aubergiste suffisamment sympathique pour leur éviter des ennuis, soit ce même aubergiste avait des choses a cacher et, qui sait, pourrait même être lié au loup fantôme...

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Nous... aussi ? Cela confirmait bien les dires de l'autre habitant. Ils n'étaient pas les seuls à être venus ici pour le loup, et vu l'attitude de l'aubergiste, ce devait être une habitude.
Sa réaction intrigua tout de même Calcias, voyant le regard de leur interlocuteur. Il voulait qu'ils... Fuient ?

L'épéiste secoua la tête négativement. Il était hors de question de les abandonner, quelque soit leurs raisons. A cet homme, comme à ce village. Leur situation n'allait pas aller en s'améliorant sinon.

- Navré... Mais il n'est pas de notre intention de vouloir partir. Mais nous ne nous sommes pas présentés, veuillez nous en excuser. Je suis Calcias, et voilà Kurtis, de la milice de Gaia. Il posa la main sur l'épaule de son partenaire, pour les présentations. Nous aimerions prendre un logis chez vous, le temps que ce fantôme disparaisse.

A ces mots, l'homme soupira bruyamment, avant de leur répondre.

- Bastien. Milice de Gaia, hein ? Je connais pas. Mais à tous les coups, ce doit être René qui vous envoie...

- Hein ? Comment connaissez-vo--

- C'est mon petit frère. Le bougre à décidé de partir de la famille pour voyager et vendre ses papelards, mais il nous a jamais oublié ! Il passe son temps à nous envoyer un peu d'argent, et des mercenaires. Mais pour être honnête, il nous cause plus de tort qu'autre chose, avec vous et vos semblables. C'est plus profitable pour moi, bien sûr, mais si c'est pour y amener plus d'ennuis aux autres... Tenez, si vous voulez vraiment nous aider, je peux passer un marché avec vous. Je vous offre la chambre pour le temps que vous restez, et vous me confiez votre argent. Si vous y passez, vous n'en aurez plus besoin, n'est-ce pas ? Et si vous partez, vous négligeriez votre mission, ce serait votre peine. Si par contre vous résolvez cette affaire... Je vous le rendrais volontiers.


Calcias fut prit au dépourvu par une telle proposition. Elle semblait généreuse, certes, mais témoignait surtout de la situation catastrophique qui était présente, s'il n'y avait déjà pas assez d'indicateurs pour cela. Et s'il faisait cela à tous les mercenaires qui passaient, il comprenait déjà mieux comment il parvenait à maintenir son commerce.
Cependant, il y voyait également un appel à l'aide, et ce n'était pas quelque chose qu'il pouvait ignorer. C'était la première personne de ce village qui ne les prenait pas instantanément en grippe, et semblait même vouloir les protéger.
Dans une esquisse, l'épéiste lui tendit sa bourse volontiers, et invita Kurtis à en faire de même, s'il le souhaitait.

- Je vous l'ai dit, nous n'avions pas l'intention de partir. Et personnellement, ne vous en faites pas, je ferais de mon mieux pour que vous ayez à les rendre. C'est plutôt un cadeau que vous nous faites là, à vrai dire.

Il s'agissait peut-être d'une phrase qui sonnait avec un trop plein de confiance, mais c'était plutôt l'épéiste qui avait totalement occulté la possibilité de se retirer.

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Tandis que Calcias tendait sa bourse à l'aubergiste, Kurtis était restait sur la proposition de l'aubergiste. La façon dont il se rémunérait en gardant la caution des mercenaires fuyant ou se faisant tuer était beaucoup trop suspect, à son goût, pour être prise sans pincette. Kurtis flairait un coup monté qui arrangerais volontiers leur hôte et cela lui paressais désormais peu crédible qu'il soit tout blanc et pourtant, il fallait bien un endroit pour lui et son coéquipier où passer la nuit et quelle meilleure couverture pour eux pour enquêter sur cette aubergiste que de séjourner dans le même bâtiment. Ainsi, lorsque Calcias l'invita a donner sa bourse comme caution, il ne pu refuser et la remis immédiatement avec un sourire cynique.

- Je vous l'ai dit, nous n'avions pas l'intention de partir. Et personnellement, ne vous en faites pas, je ferais de mon mieux pour que vous ayez à les rendre. C'est plutôt un cadeau que vous nous faites là, à vrai dire.

Calcias semblait sûr de lui et Kurtis voulait en faire de même mais il ne pouvait s'empêcher d'avoir des doutes. Soudain, dans un hasard suspect, du bruit se fit entendre dans le village. Kurtis soupira alors avant de lancer :

- Tiens, quel timing : Nous vous donnons à peine nos bourses que le grabuge commence là-dehors. Quelque chose à dire pour votre défense ?

- Comment pouvez-vous me suspecter alors que je suis devant vous depuis tout à l'heure et que je n'ai rien fait d'autre que vous demander une bourse contre ce que vous puissiez devenir mes invités ?, se défendit l'aubergiste.

- Je n'ai peut-être rien contre vous pour l'instant mais je vous promet une chose : Mon collègue et moi-même allons démonter cette mascarade et si cette histoire de loup a quelque chose à voir avec vous, vous nous devrez le double de notre caution.

- S... Soit...

Kurtis se tourna alors vers Calcias, souriant, avant de déclarer :

- On peux dire que j'ai moins le trac quand t'es là, c'est indéniable et pourtant...

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Calcias sourit en retour au shaman, le remerciant au passage, non sans être un minimum perturbé par ces dires. S'il lui faisait confiance et se sentait à l'aise en sa présence, c'était un excellent point qui lui faisait plaisir, réservé comme il avait l'air de l'être, mais le jeune homme était beaucoup trop suspicieux à son goût. Une mascarade, hein... Pourquoi se sentir obligé de trouver un coupable lorsqu'ils ne connaissaient encore pratiquement rien de leur cible ?
Après, il était vrai que toutes les possibilités étaient à envisager, même si cela ne le ravissait pas.

Calcias se rapprocha un peu de la fenêtre, pour en effet constater un petit collectif d'habitants, qui avait l'air agité. Le soleil descendait doucement, entourant le village d'un halo crépusculaire, sa teinte orangée recouvrant le paysage. La nuit allait bientôt tomber.

- Ce n'est pas loin d'ici... Ils veulent peut-être nous chasser. Ou même discutent-ils de la situation. Ce n'est pas forcément sa faute, Kurtis. Ce sont nous les intrus, ici. Concernant ce loup, nous avons le temps de nous pencher sur la question, au moins. Selon votre frère, Bastien, nous avons au moins jusque la prochaine pleine lune pour faire nos recherches avant qu'il ne frappe. Voudriez-vous bien nous dire un peu plus en détails ce que vous savez ?

A cette réflexion, l'aubergiste leva un sourcil.

- Pardon ? René vous a vraiment dit ça ? C'est bien vrai, mais il a visiblement oublié de préciser un détail, alors. Quel idiot...

Avant que l'épéiste ne lui demande ce qu'avait omit de dire leur employeur, un hurlement à glacer le sang retentit alors, ce qui fit sursauter Calcias. Non... Ce n'était pas possible ! Sans même attendre une réponse supplémentaire de leur hôte, Il se rua dehors, cherchant frénétiquement un signe du fameux loup en question, alors que les villageois qui s'étaient attroupés se dispersaient précipitamment. Il n'y avait pas une seconde à perdre !

- Quand des étrangers pénètrent en ces lieux, il ne faut pas longtemps pour que la bête ne fasse des victimes. Pleine lune ou non... Tu devrais aller le rejoindre, petit, si tu veux qu'il ait une chance. Tu ne me fais visiblement pas confiance, mais crois-moi, c'est la meilleure chose à faire, si tu ne veux pas que je récupère votre pécule. Fit l'aubergiste à Kurtis, le regard noir. Je ne m'attendais pas à ce qu'il arrive si tôt, cependant...

Il ne fallu pas longtemps à l'épéiste pour repérer le loup, non trop éloigné de l'auberge, accompagné du cri d'une jeune fille qui tentait de fuir, mais apparemment, c'était elle qui avait été prise en chasse, le prédateur encore à quelques mètres de distance était en train de courir vers elle, et bien plus rapidement qu'elle ne pouvait s'échapper.

Calcias arriva juste à temps pour s'interposer entre les deux, épée en avant, et tenta de donner un coup alors que le loup bondissait, l'arrêtant dans sa course, mais quelque chose n'allait pas. Son arme... Elle le... Traversait ? Non, ce n'était pas ça. Il l'avait définitivement touché, même arrêté.
Mais aucune blessure n'était apparente, et la bête n'avait pas été déstabilisée le moins du monde, et s'apprêtait même à attaquer à nouveau. Devant cette anomalie, Calcias eut à peine le temps de réagir. il se retourna brusquement vers sa protégée, pour recevoir un violent coup de griffe dans le dos à sa place, qui manqua presque de lui faire perdre l'équilibre.
Serrant les dents, il demanda prestement à celle-ci de continuer à fuir, ce qu'elle fit sans perdre de temps.

La bête argentée s'était apparemment désintéressée d'elle, ne la poursuivant pas, son attention ayant enfin été déportée. Pour Calcias, c'était déjà une victoire, même si la douleur qu'il ressentait était le prix à payer pour cela. Elle ne l'empêcherait pas de se battre pour autant, et pour la vie d'un innocent, cela lui paraissait bien peu cher payé.

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Après avoir échanger un regard glacial ou deux avec l'aubergiste, Kurtis se tourna vers l'extérieur et plus particulièrement vers son camarade qui, sans qu'il ne l'ait remarquer, avait déjà foncer sauver une jeune fille sur le point d'être agressé par le loup. Regardant paralysé la scène, Kurtis remarqua très vite que Calcias venait de se prendre un violent coup de griffe dans le dos. La seconde chose qu'il remarqua fut la souffrance dans le regard de son allié, ce qui le galvanisa tant qu'il put de nouveau se mouvoir, prêt à faire payer à la bête la monnaie de sa pièce.

La bête tenta de nouveau d'attaquer Calcias, sachant particulièrement que si cette attaque réussissait, c'est Calcias qui périrait et non plus la jeune fille qu'il avait attaquer en premier. La marche de Kurtis vers la bête se transforma en véritable course et lorsqu'il arriva à une portée adéquate du loup, il lança une attaque de flux comme il ne l'avait jamais fait auparavant. Tandis que l'attaque traversait le loup pour atterrir à côté, de la poussière jaillis violemment du sol, aveuglant de manière provisoire tout ceux qui était à portée du loup qui commença alors à disparaître. Lorsque la poussière fini de retomber et que Kurtis vit que le loup semblait s'être enfuit, il serra fort ses dents, jurant intérieurement que la prochaine fois, il ferait mordre la poussière au loup au lieu de simplement l'aveugler avec. Il accourra alors à son camarade afin de lui demander si son état de santé était correct ou s'il avait besoin de soin. Avant même d'obtenir la réponse à sa question, Kurtis retira même une potion de sa sacoche et la tendit à Calcias :
- Comme je ne sais pas utiliser les bâtons, si tu as besoin de soins, c'est la meilleure chose que je peux faire pour toi..., soupira Kurtis, désespéré par son incapacité à soigner autrement son allié.

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L'attaque de Kurtis prit de court à la fois le loup et l'épéiste, qui fût contraint de se couvrir les yeux à cause du nuage de poussière qui s'était levé en réponse au sort atterrissant juste à côté. Ceci combiné à la pénombre qui commençait à s'installer, il lui était difficile de voir quoi que ce soit.

Il craignait que le loup n'en profite pour le prendre en traître et ne vienne à bout de son attaque pour l'achever, étant déjà affaibli. Empoignant plus fort son arme avec sa main libre et réprimant la douleur, il sentit un courant d'énergie le traverser, alors que le talisman à son cou luisait.
Si la bête arrivait, il sentait qu'il serait en mesure de riposter convenablement. Si son épée pouvait lui faire quoi que ce soit, ceci dit... Il n'avait pas prit le temps de l'enchanter dans sa précipitation, et si le loup frappait durant sa manœuvre, cela aurait été catastrophique.

Le nuage de poussière finit par retomber bien rapidement cependant, sans attaque d'aucune part. Mieux encore, la créature s'était volatilisée ?
Cela prit au dépourvu Calcias, qui balaya du regard la zone à sa recherche, mais il ne vit que Kurtis qui s'était précipité à ses côtés et lui avait tendu une potion, voulant l'aider, et s'excusant de ne pouvoir rien faire de plus, ce qui toucha l'épéiste, par sa compassion.
C'était bien plus qu'il ne pouvait faire pour lui-même... Il rangea son arme dans son fourreau avant d'accepter la gourde de son compagnon.

- Vous m'avez sauvé la vie. Merci beaucoup. Vous n'avez pas à trop vous en faire, je n'ai aucune connaissance en magie de soins non plus, ah ah... Aïe. On fera avec. Au moins, ce loup ne vous aura pas attaqué non plus.


Calcias en bût une gorgée avant de la rendre à son propriétaire, pour sentir un certain soulagement. Il le savait, cela n'allait pas suffire, mais sa blessure le lançait déjà moins. Se faisant, il remarqua également que le joyau qui était éclairé d'une lueur rouge depuis cet événement reprenait doucement son apparence d'origine. C'était intriguant. Elle avait eu l'air d'avoir un effet amplifié une fois qu'il était dans le mal. Une découverte intéressante, s'il en était, et à approfondir plus tard.
Le sujet immédiat étant...

- Vous avez réussi à faire disparaître ce loup, c'est incroyable. J'ai vu votre sort le traverser. Ma lame n'avait pratiquement aucun effet non plus, et pourtant ses griffes étaient bien réelles... Vous croyez que c'est terminé ? Ce n'était pas normal... Il n'était pas censé venir une nuit pareille, pourtant !

Il était agacé par cette constatation, et doutait que la menace ait vraiment disparu. Il l'espérait, bien sûr, mais ne se voilait pas la face. Il était possible qu'ils ne l'aient pas tué. Et pour cette nuit, c'était terminé.
La pénombre s’installait de plus en plus, et dans quelques minutes, il ferait déjà nuit noire. Et devant l'inquiétude de son compagnon, Calcias sentait qu'il avait besoin de le rassurer, bien que lui-même n'était pas dans la meilleure des positions. Il tenta de se calmer et souffla un peu avant de tenter une petite remarque pour détendre l'atmosphère.

- Vous savez, je ne vais pas en mourir. A moins que je ne me transforme en une sorte d'esprit fantomatique également ? Non... Je ne pense pas que ce pourrait arriver, ça ira. Personne d'autre n'a été blessé, j'espère. Personne.

... Sur le moment, il n'avait pas vraiment trouvé mieux. Et il aurait sûrement mieux fait de se taire. Le shaman n'avait pas l'air d'être quelqu'un à qui un tour de magie pouvait distraire, pour des raisons évidentes, et l'épéiste se demandait maintenant s'ils avaient agit assez rapidement pour qu'il n'y ait aucune victime.
Calcias finit par secouer légèrement la tête cependant. C'était le cas. Il en était persuadé.

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- Vous m'avez sauvé la vie. Merci beaucoup. Vous n'avez pas à trop vous en faire, je n'ai aucune connaissance en magie de soins non plus, ah ah... Aïe. On fera avec. Au moins, ce loup ne vous aura pas attaqué non plus, fit Calcias à Kurtis.

Calcias rendit alors la gourde à Kurtis lorsque celui-ci remarqua son étrange légèreté avant de se comprendre qu'il ne restait assez de la gourde que pour une seul utilisation. Fauché comme il était, il nia directement pouvoir en acheter une autre et garda son argent personnel pour acheter le tome de Nosferatu qu'il désirait depuis des années déjà. Se demandant ensuite le nombre d'utilisation que pourrait avoir un tome de Nosferatu, il eut un déclic concernant l'affaire sur laquelle lui et son allié étaient en train d'enquêter : Il avait entendu dans sa jeunesse des roturiers parler de magies d'invocations dont les utilisations étaient limités et comme Kurtis était borné à rationaliser cette affaire, il pensa qu'un jour, le responsable de ce qu'il prenait pour une mascarade ne pourrait plus terrifier le village mais un problème venait s'opposer à sa théorie, le simple fait que depuis le temps que loup venait détruire le village, le sort d'invocation aurait déjà dû s'épuiser à moins que... Non, impossible de forger le tome responsable de ces invocations sans être vu et puis il n'y avait pas de forgeron dans le village, pour le trouver, il aurait fallu aller dans les villages voisins. Calcias interrompit soudain Kurtis dans ses réflexions :

- Vous avez réussi à faire disparaître ce loup, c'est incroyable. J'ai vu votre sort le traverser. Ma lame n'avait pratiquement aucun effet non plus, et pourtant ses griffes étaient bien réelles... Vous croyez que c'est terminé ? Ce n'était pas normal... Il n'était pas censé venir une nuit pareille, pourtant !

Kurtis qui jusque là se tenait comme seul responsable de l'état de Calcias rougit alors sans un mot, réalisant que même s'il avait agit trop tard à son goût, il avait quand même sauver une vie, ce qu'il n'avait jamais réussi à faire durant sa jeunesse :

- Vous savez, je ne vais pas en mourir. A moins que je ne me transforme en une sorte d'esprit fantomatique également ? Non... Je ne pense pas que ce pourrait arriver, ça ira. Personne d'autre n'a été blessé, j'espère. Personne, ajouta Calcias.

Niant sa précédente réflexion pour rationnaliser une fois de plus le scénario dont ils étaient victime, Kurtis expliqua :

- Vous savez, seul les gens qui se laissent ronger par la culpabilité de la mort des autres subissent des hallucinations dans lesquelles ils perçoivent des fantômes donc même si vous mourrez, il n'y a que très peu de chances que vous deveniez un esprit fantomatique, vous aussi. Même si toutes mes explications jusqu'ici ont été mis à mal par cette rencontre avec ce loup des enfers, je trouverais de quoi expliquer que cette mascarade n'est pas le fruit d'une hallucination collective.

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Une hallucination collective... Alors que le duo retournait doucement vers l'auberge, les mots de Kurtis restèrent dans la tête de Calcias. Il plaisantait quand à sa prochaine incarnation, mais l'évocation qu'il s'agissait vraiment de quelque chose qui avait la possibilité d'arriver le turlupinait légèrement, mais il décida de chasser ces idées en secouant doucement la tête.

Bien qu'il ne croyait pas du tout à une hallucination, qui n'aurait fait aucun mal à personne, même si elle était collective, il commençait vraiment à douter de la nature de cet être.
Absolument rien ne blessait cette bête au pelage d'argent, scintillant dans la nuit. Pourtant, même si elle semblait intouchable, elle s'était tout de même arrêtée grâce à son intervention. Presque... Intangible.

Le grincement de la porte sorti Calcias de ses pensées, alors que les mages furent accueillis par le regard un peu surpris de l'aubergiste, suivi d'un sourire.

- Heh bien, qui voilà ! Et en un seul morceau en plus ! Franchement, vous m'impressionnez. Z'êtes les deuxièmes à vous en être sortis contre cette bestiole des enfers !

Les paroles de Bastien, accompagnées de son air étonné mais satisfait irritèrent plus qu'autre chose l'épéiste. Pas pour les mots employés, mais en rappel de ce qu'il s'était passé plus tôt.

- Pourquoi ne nous avez-vous pas prévenus de la menace ?! Des innocents auraient pu mourir !

L'interpellé fit un petit claquement de langue avant de répondre.

- Si tu m'avais laissé finir à ce moment, je te l'aurais dit. Mais tu es parti si vite que je n'ai même pas eu le temps de te l'expliquer, comme je l'ai dit à ton collègue ! Dès que des intrus arrivent ici, ce loup attaque la nuit même, contrairement à son habitude de tuer aux pleines lunes. C'est votre présence qui l'appelle !

Cette abomination... C'était eux les responsables de sa venue prématurée ? Ces regards hostiles, ces attitudes menaçantes... Tout s'expliquait à présent. Pour les habitants, ce n'étaient pas la simple incompétence de leurs prédécesseurs qu'ils méprisaient. Ils étaient vu comme des émissaires de la mort, purement et simplement.
Mais même si c'était le cas... Calcias ne pouvait ignorer ces appels. Ce maudit loup attaquerait tôt ou tard de toute manière, qu'ils soient là ou non. Et s'il était vrai qu'il venait plus tôt par leur faute, sans eux, c'était sa venue assurée par la pleine lune dans tous les cas !
Sauf s'ils arrivaient d'une manière ou d'une autre à l'arrêter. Il fallait juste s'assurer... Qu'aucun civil ne meurt tant qu'ils seraient là.

Parvenant à une conclusion, Calcias se tourna vers Kurtis, l'air grave, faisant dos à son ancien interlocuteur.

- J'aimerais... Si les choses finissent par tourner mal, Kurtis, j'aimerais que vous vous en sortez. Les villageois devraient rester une priorité absolue, mais je ne tiens pas à ce qu'un de mes collègues meurt non plus.

S'il finissait par tomber au combat, comme cela avait bien faillit arriver, il souhaitait au moins que tout le monde soit sauf dans la mesure du possible, ou en tout cas choisir l'option qui aurait le moins de victimes. Argent ou non.

Bastien s'approcha alors, plus sérieux également. Sévère, même.

- Tu es blessé.

- Ah... Ne vous en faites pas.
Répondit Calcias. Ça ira, j'irais voir un prêtre demain, nous nous sommes déjà occupés de...

- Désolé de te décevoir, mais nous n'avons pas de soigneur dans le village ni aux alentours. Ton copain est d'ailleurs sûrement le premier mage que beaucoup de gens ont vu depuis des années, voir même leur premier pour les plus jeunes. Mais t'en fais pas, va. On a peut-être pas de magie par ici, mais on compense avec des recettes maisons, à base de plantes ! Ça pique beaucoup, mais ça soulage un peu. Je vais t'en préparer une pendant que je vous fais le repas ! A vrai dire, je n'ai encore rien fait, vu que... Et bien, je pensais même pas que vous reviendrez.


Au moins, cela avait le mérite d'être clair. Mais si c'était vraiment seulement les deuxièmes à revenir d'une rencontre avec le loup, cette manière de pensée et de faire était parfaitement logique.
Et malgré ce côté visiblement calculateur et tourné vers son propre bénéfice, il avait l'air de sincèrement se soucier de sa clientèle.
"Ça pique beaucoup", hein... Calcias espérait au moins que ce serait moins désagréable que les soins magiques de Signy, mais ceux-ci avaient l'avantage d'être rapides et efficaces. Il avait un mauvais pressentiment concernant l'échelle de "piquant" de sa solution maison...
Il se sentait assez bien grâce à la potion de Kurtis, bien que sa blessure le lançait encore un peu, et avait presque envie de refuser l'offre en conséquences, mais cela aurait été déplacé.

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Interventions après interventions, la haine de Kurtis envers ce Bastien qui les logeait grandissait toujours, n'attendant que le bon moment pour exploser. Non, Kurtis devait se retenir pour le bien de la mission mais également pour récupérer leur argent à la fin de la mission. Que faire ? S'il s'énervait maintenant, lui et son acolyte blessé serait chasser et rentrerai bredouille au milieu des autres passagers du Fire Emblem, ayant tous accomplis de grands actes. Kurtis se résolut à prendre sur lui. Du moins, cela se fit jusqu'au repas où leur hôte, non suffisamment content de les avoir envoyés risquer leurs vies sans même avoir fini son briefing, s'était servis un plat bien plus luxueux que le leur :

- Est-ce là une douteuse plaisanterie que ce repas ?, demanda Kurtis, à bout.

- Comme je vous l'ai déjà dit, je ne pensais pas que vous survivriez à cette première confrontation, répondit sans aucune gêne leur hôte.

Kurtis se tourna alors vers son allié avant de déclarer :

- Vois-tu, j'ignore maintenant qui je déteste le plus d'Arsenus et de cet hôte.

Avant même que Calcias n'ait eu le temps de répondre ou ne serait-ce que de réagir à la remarque de Kurtis, ce cher Bastien qui venait de tout entendre, rit à gorge déployée :

- Allons donc, soyez déjà heureux que je vous nourrisse. Après tout, vous n'avez pas battu ce loup infernal...

Kurtis soupira alors. Il savait que son interlocuteur avait raison et s'en voulait désormais d'avoir mêler Calcias à tout ça. Après tout, il avait été gentil jusque-là, allant jusqu'à exprimer son souhait, avant le repas, qu'il ne meurt pas. Il n'avait alors rien répondu, incapable de savoir sur qui des villageois et de lui-même il mettait la priorité. Toutefois, là où cette priorité était devenu secondaire, celle qui était devenue principale était celle de la protection de son camarade. Bastien l'interrompit alors dans ses pensées, se ventant d'avoir fait taire un mercenaire comme Kurtis avant de lancer :

- Et surtout, n'échouer pas demain !

Demain ? Qu'y avait-il demain ? La prochaine pleine lune peut-être ? À vrai dire, Kurtis ne parvenait jamais à se situer dans le temps et donc, il ignorait quand arriverait la prochaine pleine lune mais, pour paraître intelligent, il coupa très vite sa réflexion pour lancer :

- Évidemment que nous serons prêt demain si vous nous dîtes vraiment tout ce que vous savez avant de remettre à plus tard les informations importantes comme vous l'avez fait tout à l'heure !

- Vous voulez dire que je souhaite votre mort ?, demanda l'hôte, faisant mine d'être choqué.

- Je n'ai pas dit ça, pas encore. Après, si vous continuez à nous préparer d'autres plats immondes, je commencerais à en douter mais bon.

Bastien prit très mal le commentaire de Kurtis sur sa cuisine, bien qu'il soit sincère. Il se sentit obligé de se justifier concernant le première affrontement et déclara :

- Je comptais tout vous dire mais le loup m'a interrompu...

À vrai dire, Kurtis avait oublier ce détail de l'histoire et passer désormais pour le méchant de celle-ci. Il demanda alors :

- Bon, qu'est-ce que vous ne nous avez pas encore dit, du coup ?

- Eh bien, en l'absence de visiteurs, le loup frappe toutes les nuits de pleine lune mais quand des visiteurs arrivent, il frappe tous les jours jusqu'à leur mort.

Kurtis soupira alors avant de déclarer avec un large sourire :

- Vous voyez, Bastien, ce n'était pas si difficile !

Il se tourna alors vers Calcias avant de demander :

- Et toi, qu'est-ce que tu en pense ?

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Alors que Calcias prit un morceau de pain pour saucer tranquillement son plat, son regard s'assombrit pendant qu'il fixait Kurtis pour sa réflexion. Le souvenir d'Arsenus était encore plus que vif, et son appréciation de lui était telle que sa simple évocation le mettait de mauvaise humeur.
Surtout pour ce genre de comparaison... Ce n'était tout simplement pas comparable, pour bien des raisons. Le statut était différent. La situation était différente. Les devoirs étaient différents. Les raisons étaient claires, ou semblaient l'être.

Ce manque de respect dont Kurtis faisait preuve commençait sérieusement à agacer l'épéiste. Cependant, il y avait de nouvelles informations qui voyaient le jour avec leurs échanges.
Et avec ceux-ci, une qui s'avérait plus qu'embêtante. Il fallait se hâter.
Tant et si bien que le shaman lui demandait ce que lui-même en pensait. Il mâcha un peu tout en réfléchissant à ce qu'ils savaient, avant de prendre la parole, une fois sa bouchée terminée.

- J'en pense que vous devriez montrer un peu plus de respect à notre hôte, déjà. Ce n'est pas raisonnable de traiter ainsi la seule personne voulant bien nous garder, même si l'on a déjà payé. Ensuite... J'imagine que le fait que le loup attaque toutes les nuits lorsqu'il y a des étrangers est une donnée reçue de ces autres mercenaires, exact ?


Bastien hocha simplement la tête, pour répondre brièvement.

- C'est ça. Des entêtés qui tenaient à avoir la tête de la bestiole. Z'ont tenus 3 jours.

La suite, Calcias pouvait facilement la deviner. Ils avaient dû être affaiblis les deux premiers jours, puis achevés le troisième... Ou ils se sont enfuis. Cela devait revenir du pareil au même. Mais cela voulait dire aussi qu'il pouvait être mis en échec.
Il tenta d'allonger son dos sur sa chaise pour avoir un meilleur appui sans y penser, avant de prestement se remettre droit, les mains sur les genoux, le contact n'étant visiblement pas très agréable, et pour cause.

- Ce loup attaque régulièrement. Et... Il semble savoir lorsqu'il y a des "intrus", puisqu'il chasse le soir même lorsqu'il y en a. Il n'y a également pas de mages ou de prêtres dans le village. Ce n'est donc pas une créature d'origine magique, en théorie. La solution la plus probable soit que ce soit vraiment un fantôme... Mais dans ce cas, comment sait-il pour ses interventions ? Cela suggérerait qu'il soit présent avant même ses apparitions "visibles". Je n'y connais trop rien en fantômes, mais peuvent-ils errer sans se manifester ?

Se rendant compte qu'il avait posé trop de questions à la fois, Calcias se tût. Le manque de détails et surtout son manque de connaissances sur le sujet commençait à lui peser réellement pour cette mission. Vouloir aider était une chose, mais le pouvoir en était manifestement une autre.

Le sujet était plus qu'intéressant, et s'il avait été amené en temps de paix il se serait fait un plaisir d'essayer de se renseigner pour sa culture personnelle plutôt que par nécessité, comme c'était le cas.
S'ils ne pouvaient pas découvrir la vraie nature de ce loup, il faudrait à nouveau le combattre. Mais s'il devait en arriver là, il s'assurerait d'avoir les choses bien organisées, cette fois.

- Je pense qu'on devrait peut-être retourner sur les lieux de l'attaque, demain. Si nous avons déjà tout ce que nous pouvons savoir, cela me semblerait être le meilleur endroit à voir.

descriptionLa menace fantôme (Mission de Kurtis et Calcias) - Page 2 EmptyRe: La menace fantôme (Mission de Kurtis et Calcias)

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Ainsi, après une nuit blanche à réfléchir au plan qu'il tenterait d'appliquer le lendemain, Kurtis sortit, au matin, avec un visage qui laissait présager une fatigue presque insurmontable. La première chose que remarqua l'aubergiste quand il vit le chaman était les dessins sur sa main qui semblait se prolonger jusqu'à sa manche et potentiellement plus loin :

- J'imagine que vous êtes prêts pour tout à l'heure ?, fit l'aubergiste à ses deux invités.

À vrai dire, Calcias semblait surpris d'après ce qu'avait pu observer Kurtis et c'était normal : Là où la veille, il avait prétendu vouloir préparer son plan le lendemain, il l'avait en réalité préparé toute la nuit, la peur de ne pas réussir l'ayant privé de son sommeil :

- Et comment lis t-on ce plan ?, demanda alors l'aubergiste.

- Eh bien, monsieur, on ne le lit pas, je vous le dit, rétorqua Kurtis.

Il souleva alors sa manche et commença à lire les phrases qu'il s'était marqués sur le bras avec la seule aide de sa magie :

- Ainsi donc, commença t-il, tout à l'heure, à l'heure pile où avait attaquer hier la bête, je lui servirai d'appât et tenterait de l'éloigner du village puis...

Le chaman s'arrêta, ayant lu tout ce qui était marqué sur son bras. Il souleva alors l'autre manche et lu ce qui été écrit à cet endroit aussi :

- J'utiliserais une incantation à utilisation unique qui permettra de l'enfermer hors du village et le plan sera joué.

- Une incantation, dîtes-vous ? Et vous l'avez marqué sur vous, elle aussi ?

Le chaman rougit alors avant de lancer :

- Cela ne vous regarde pas...

Alors exténuer, Kurtis s'effondra d'un coup sur le sol. La réussite de son plan était loin d'être certaine puisque le chaman avait déjà épuisé toutes ses forces à chercher un plan sans dormir et à se demander à quel distance du village il devait emmener le loup. De plus, il était assez lent et le loup risquait de le dévorer avant même qu'il n'eut lancer son incantation. S'il avait eu un tome de Nosferatu, il aurait pu récupérer ce que le loup lui aurait infligé hélas, c'était bel et bien un tome de Flux qu'il avait. À vrai dire, même s'il refusait de mettre en danger son camarade déjà blessé, Kurtis savait bien que seul Calcias aurait été assez rapide pour attirer le loup hors du village. Le problème était alors que son camarade devait maintenir le loup sans être blessé le temps que Kurtis arrive jusqu'aux deux adversaires et utilise son incantation.

Lorsqu'il se réveilla, finalement, après son évanouissement, il remarqua que l'heure où devait apparaître le loup était bien trop proche pour exécuter son plan sans les problèmes qu'il lui avait attribué...

descriptionLa menace fantôme (Mission de Kurtis et Calcias) - Page 2 EmptyRe: La menace fantôme (Mission de Kurtis et Calcias)

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Calcias bailla légèrement, se remettant de sa nuit.
Bastien l'avait harponné juste avant qu'il n'aille se coucher pour lui appliquer son remède, et... Comme il le pensait, le "Ça va piquer un peu" était largement sous-estimé, mais au final, il ne sentait plus grand chose une fois la nuit passée, même si l'effet curatif était inexistant.
Nous étions dans l'amélioration, c'était déjà cela, et malgré une nuit plutôt perturbée, il avait réussi à bien se reposer.

Une fois arrivé dans le salon, il salua l'aubergiste et accueillit Kurtis d'un œil circonspect. Qu'avait-il trouvé pour s'écrire ainsi sur les bras ? Et surtout, les traits tirés qu'il affichait montraient clairement que s'il avait dormi ne serait-ce qu'un peu, ce n'était certainement pas une nuit tranquille.

Il écouta de manière attentive ses dires et le regarda tirer ses manches pour lire de manière précautionneuse ses écritures, comme un enfant qui récitait son texte sans l'avoir pourtant imprimé dans sa mémoire, le sourcil levé.

Servir d'appât pour le loup ? L'épéiste était clairement contre cette idée. Ou plutôt, il était contre le fait que ce soit son collègue qui serve d'appât. Sans vouloir trop s'avancer, il n'avait pas l'air d'être une personne qui pourrait distancer une bête pareille. Bon sang, lui-même n'était pas sûr de pouvoir le faire.
A part ce détail, si la situation ne s'améliorait pas, cela lui semblait être un plan qui tenait la route. Un sort capable de retenir une créature de ce calibre ? Il avouait intérieurement qu'il avait vraiment envie de voir cela.

Mais avant même d’émettre une objection concernant cette organisation, ses craintes concernant Kurtis s'avérèrent vraies, lorsqu'il chuta au sol, inconscient.
Calcias s'agenouilla à ses côtés et le mit en position assise avant de lui envoyer quelques signaux, sans obtenir de réponse. La fatigue, sans doute. Et il était impossible de savoir quand il se réveillerait, mais étant néanmoins soulagé de constater que ce n'était rien de très grave.
Le jeune homme soupira puis, avec quelques difficultés, fini par arriver à placer son compagnon sur une chaise, lui croisa les bras et lui mit la tête sur ceux-ci. S'il était hors-jeu, autant faire en sorte qu'il puisse se reposer décemment.

Cela ne l'arrangeait guère, pourtant. Avec une personne en moins, l'enquête allait s'avérer encore plus difficile. Il prit le temps tout de même de se préparer et de faire un petit-déjeuner décent avant de saluer Bastien et de sortir de l'établissement.

Le soleil était déjà levé, et ses rayons réchauffaient Calcias malgré la fraîcheur ambiante, alors qu'une brise délicate se baladait entre les chaumières qui reprenaient vie, et les habitants qui en sortaient pour leur activités, dans un calme mensonger.
Calcias sourit alors devant un tel décor. Malgré les regards méprisants et la mauvaise humeur ambiante, cela le transportait dans le passé, dans son ancien village.
Et avant qu'il ne se rende compte, il débuta sa longue marche, recherchant les points communs avec celui-ci. La nostalgie le prenait sans grand mal, tandis qu'il se remémorait ces temps anciens, visitant une image du passé.

Seulement, bien qu'il s'agisse d'un village à l'apparence ordinaire, il savait très bien que ce n'était pas le cas. Et bien qu'il prenait plaisir à parcourir les rues, il y avait bien à faire.
Sortant doucement de sa torpeur, il finit par reprendre ses esprits et rechercha l'endroit qu'il avait prévu à la base de voir, tout en se réprimandant intérieurement. Le présent était bien plus important lorsqu'il y avait des vies en jeu, et il avait déjà passé bien trop de temps à vagabonder...

L'endroit de l'attaque. Calcias resta longuement en ce lieu, tentant de voir si quelque chose avait été laissé. De la fourrure ? Aucune. Des traces de lutte ? Bien sûr, il pouvait même voir quelques traces de sang sur le sol, qui le mettaient mal à l'aise. Elles auraient facilement pu être plus larges encore...
A part ceci, rien. Il avait beau chercher, réfléchir... C'était les seuls points d'intérêt qui étaient remarquables. Ses questions se bousculèrent dans sa tête, et il ferma les yeux pour tenter de se concentrer, tout en s'appuyant principalement sur une jambe, laissant l'autre avec à peine un peu de poids pour retenir le corps.

Et alors qu'il était absorbé par ses réflexions tournant en rond, il sentit qu'on tirait son manteau vers l'arrière, ce qui le fit sursauter avant de se retourner brusquement. C'était la jeune fille de la veille qu'il avait sauvé qui semblait l'avoir interpellé ainsi.
Manifestement timide, elle était plutôt mignonne, avec sa robe à fleurs, ses longs cheveux bruns, et surtout, ses yeux d'émeraude, qui regardait le jeune homme avec une rare clarté. Calcias la fixa quelques secondes, le temps de se remettre de la surprise. Il ne s'attendait pas à ce qu'un habitant lui adresse la parole, et encore moins cette jeune fille.

- B-Bonjour. Le silence se brisa enfin lorsqu'elle prit la parole. Merci pour... la dernière fois... Je m'appelle Hélène. Votre dos va mieux ?

L'air surprit de l'épéiste se transforma vite en un sourire compatissant, une fois le choc passé. Elle se faisait du soucis pour lui ? Le sentiment était partagé. Ce n'était pas le genre de choses que des civils devaient avoir à subir.

- Bien le bonjour à vous. Moi, c'est Calcias. Je suis là pour vous aider. Ne vous inquiétez pas pour mon dos, il va beaucoup mieux. J'espère que vous, vous allez bien, après ce qu'il s'est passé ? Cela a dû être effrayant.

Hélène hocha doucement la tête avant de la garder baissée, l'air penaud, ne sachant trop quoi dire d'autre.
Cela se voyait, elle était venue vers lui simplement pour le remercier, même si ce qu'il représentait avait dû être un obstacle dans la manœuvre.

Calcias ouvrit alors sa poche avant d'en retirer une des feuilles du calepin de Signy, puis se mit à la plier soigneusement pour faire un petit moulin en papier. Il souhaitait faire ce qu'il pouvait pour la détendre un peu, et même si cela ne fonctionnait pas sur sa collègue, il était bien décidé à faire naître au moins un petit sourire sur ce visage.
Il prit le moulin entre son pouce et son index, et le tendit légèrement pour qu'elle puisse le voir, puis se mit à le faire tourner doucement grâce à un peu de magie. Et une fois qu'il eut son attention, il remonta le modèle en papier, révélant une tête émerveillée par ce simple tour de magie, pour la plus grande joie du prestidigitateur.
C'était simple, et l'instant était éphémère. Mais apporter un peu de bonheur aux gens était bien la chose qui lui faisait le plus plaisir. La demoiselle regarda longuement tourner le moulin avant qu'il ne se stoppe, et retourna dans la main de Calcias, qui lui tendit, le papier au centre.

- Vous pouvez le garder en souvenir, si vous le souhaitez.

Hélène tendit alors la sienne, et prit délicatement le moulin, puis l'examina, tout en le faisant tourner manuellement, comme pour essayer de découvrir le truc derrière ceci. Elle avait l'air intriguée.

- Vous le faites bouger sans le toucher alors que ce n'est pas vivant... Comment est-ce que vous faites ?

- Ça... C'est mon petit secret. Il sourit en faisant cette remarque, accompagnée d'un clin d’œil. Mais heureux que ça vous plaise.

- C'est joli... Plus joli que les nôtres. Mais moins utile.

- Ah, ça... On ne pourra pas reprocher aux moulins d'être inutiles en effet. Je ne suis pas d'accord cependant. Il y a une certaine richesse à la structure d'un moulin, qu'un pliage ne pourra jamais égaler. Un dessin, à la rigueur, peut-être...

La jeune fille le fixa de manière incrédule, avant de s'expliquer, le regard déviant un peu.

- Ce... Ce n'est pas de ça dont je parlais. On a aussi des choses qui ne sont pas vivantes qui bougent toutes seules. Mais je les trouve moins jolies.

Calcias resta comme gelé devant les dires d'Hélène. Il ne s'attendait certainement pas à une réponse de ce calibre. Et pour être inhabituel, ça l'était !

- Attendez, attendez... Vous avez également des objets non-vivants animés ?! Lesquels ? Où ça ? Pourquoi sont-ils comme ceci ?

- Je peux... Je peux vous montrer, si vous voulez. Répondit timidement Hélène. Le réaction de son interlocuteur l'avait prise au dépourvu, et elle avait l'air de peiner à l'expliquer.

Après un accord rapide, Calcias se mit à suivre la jeune fille jusque la périphérie du village, un peu en retrait. Les champs s'étendaient, et une vision insolite se présentait alors qu'ils se rapprochaient. Les fermiers labouraient les champs, les animaux étaient dehors... Mais ceux-ci étaient en bois.
Pourtant, ils étaient articulés, bougeaient, tiraient les charrues... Le tout comme de vraies bêtes. Calcias resta paralysé de stupeur devant un tel spectacle, et il fallu qu'il parvienne tant bien que mal à se remettre pour continuer de poser ses questions.

- Pourquoi... pourquoi avez-vous des créatures en bois pour faire ces travaux ?

- Le loup a tout mangé. Maintenant, on a ces bêtes. Notre sculpteur est doué, il appelle ça des automates. Ça ne mange pas, ça fait le travail, et c'est automatique. Ça coûte cher à remplacer car ils ne bougent que quelques semaines, mais au moins on peut continuer un peu le travail pour se nourrir. Il nous a sauvé la vie.


Le sculpteur... C'était vrai, parmi les quatre commerces, il lui semblait bien avoir remarqué une échoppe concernant les sculptures. Mais là où il aurait pensé à des jouets et des figurines, jamais il ne lui serait venu à l'esprit d'un commerce d'aussi grandes figures.
Il hésita un peu avant de répondre. Il n'avait jamais vu cela de sa vie, et s'il y avait bien quelque chose qui frappait aux yeux dans ce village à part ce maudit loup, c'était ces animaux.

- Dites-moi, Héléne... Est-ce que cela vous dérangerait si je regarde un de vos animaux de plus près ? J'aimerais voir comment ça marche.

Un rapide accord fut donné, et elle emmena son invité dans une grange, où se reposaient quelques bêtes qui n'étaient pas utilisées dans l'immédiat. Son choix se porta sur une sculpture de bœuf, d'une taille impressionnante.
Le bois était de bonne qualité, et le travail était unique en son genre. Alors que Calcias soulevait la tête de l'animal, le cou bougeait également grâce à une encoche dans le corps, et l'animal réagit en secouant légèrement celle-ci, provoquant un recul de l'observateur.
C'était... étrange. Et il y avait eu également une sensation familière, lorsqu'il l'avait bougé. Intrigué, l'épéiste se baissa et fit de même avec une patte avant, qui se remit vite en place, puis se déplaça. Plus que ça, le corps entier bougeait à présent, alors qu'il avançait un peu, avant de s'arrêter assez vite.
Ce n'est qu'en examinant le dessous du corps qu'il remarqua un trou, au niveau du ventre de la bête. Après avoir rapidement demandé si Hélène savait ce qu'il y avait dedans et avoir reçu une réponse négative, Calcias passa lentement la main dans celui-ci... Avant de la retirer aussitôt, la respiration courte.

Pendant un instant... Il n'en était pas sûr, tellement il avait été pris de court de ce qu'il avait senti. Il déglutit, avant de repasser la main. Il voulait être fixé. Et c'est en ressentant pleinement ce qui résidait à l'intérieur de l'animal qu'il se mit à trembler.
Il n'y avait aucun doute, il avait trouvé ce qui faisait bouger ces créatures. De la magie. Et il semblait qu'elle était concentrée en ce point. Une sorte de cœur de magie pure, permettant d'animer le tout.
C'était une découverte énorme. Calcias en était fasciné, il n'avait jamais entendu parler de ces applications pour la magie.
Mais aussi impressionné qu'il était, un doute le hantait également. Il lui avait bien semblé que Bastien lui avait dit qu'il n'y avait pas d'utilisateurs de magie dans le village. Cependant, l'existence même de ces automates prouvait le contraire.

- Hélène... Savez-vous par hasard si il y a des mages ici ? C'est très important. Lui demanda-t-il. Il lui fallait au moins confirmer cette information.

L'intéressée secoua alors doucement la tête.

- Mes parents ont déjà vu un mage itinérant il y a longtemps, qui faisait du feu à volonté. Mais j'en ai toujours juste entendu parler. Jamais vu, sinon.

Elle avait été incapable de dire que son tour était de la magie... Pour Calcias, cela confirmait aussi que la croyance qu'il n'y avait aucun mage dans le village n'était pas que le fait d'une seule personne.
Plus important encore, il voulait savoir pourquoi ce sculpteur n'a pas clairement précisé qu'il s'agissait de magie. Cela aurait été beaucoup plus clair, et il n'y avait aucune honte a être mage, surtout dans son cas, puisqu'il aidait les gens.

Lorsqu'ils sortirent de la grange, Calcias remarqua le ciel, et le soleil, qui commençait sa descente. Il valait mieux rentrer, et si Kurtis s'était réveillé, partager ces informations avec lui, et prévoir la sortie prochaine du fantôme.
Il prévint Hélène de son départ, avant de reprendre le chemin vers l'auberge.

- Merci pour tout. Surtout, restez bien chez vous cette fois. Ce sera dangereux.

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Au vu de l'heure, Kurtis se leva d'un bond, le loup n'allait pas tarder, tout n'était qu'une question de temps. Il fouilla sa poche à la recherche de son tome et s'en alla à l'extérieur de la petite auberge. Bastien voulut le retenir, sachant pertinemment que le chaman risquait un échec cuisant mais Kurtis ne s'arrêta pas pour autant, sûr de lui. Seul l'absence de Calcias semblait l'inquiéter à vrai dire. Après tout, peut-être avait elle décider d'enquêter soi-même ? C'était fort probable et pourtant, le loup apparaissait déjà.

Que faire alors ? Exécuter le plan qu'il avait prévu au risque de ne pas pouvoir courir assez vite ou éloigner la bête comme la veille en lui envoyant un flux ? À vrai dire, il ne trouva pas la réponse assez vite pour que le loup commence à cibler un groupe de villageois qui s'étant caché dans une ruelle du petit village. Avant même qu'il n'eut le temps de poser un croc sur eux, il envoya un sort pour dévier le loup mais à sa grande surprise, le sort traversa le loup sans le blesser et le fit même passer pour la cible prioritaire de son adversaire.

Il fallait désormais courir mais Kurtis n'était pas assez rapide. Le loup se jeta sur lui, approchant sa gueule à l'haleine putride d'où coulait quelques filets de bave salissant les habits du chaman. Cette fois, c'était la fin, Kurtis ne pouvait plus rien faire et pourtant quelque chose, non, quelqu'un vint le sauver. Sans même qu'il pu réaliser comment on l'eut aider, Kurtis aperçu Calcias et comprit alors que le combat ne venait que de commencer.

Hélas, Calcias était blessé, Kurtis le savait mais ignorait si le remède de Bastien l'avait aidé à complètement se rétablir. Dans le doute, il fallait éloigner la bête. Alors, il envoya un second flux en direction du monstre puis un troisième. À vrai dire, le second traversa la bête sans la blessée comme le premier mais le troisième l'envoya valser dans un torrent de poussière. Alors, Kurtis s'en approcha. Peut-être était-ce là le moment de capturer le loup mais hélas, il avait encore une fois disparu...

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Sur son chemin, Calcias restait pensif, bien qu'il hâta sa marche vers le village. Le soleil baissait déjà, et la lune était déjà visible malgré le jour, bien qu'elle était très fine.
Il avait passé trop de temps à la ferme, bien qu'il avait eu quelques informations intéressantes.
Une fois arrivé, il ne fallu pas longtemps avant qu'un hurlement se fasse entendre, avant même qu'il puisse rejoindre l'auberge. Déjà... Sa marche se transforma aussitôt en course, alors qu'il tira sa lame pour l'enchanter. Il ne se ferait pas avoir deux fois.

L'épéiste couru dans les ruelles, à la recherche de la bête, et il finit par la retrouver, avec, à son grand étonnement, Kurtis, qui lui avait déjà donné la chasse, mais qui s'était mis en bien mauvaise posture.
N'attendant pas une seconde, Calcias se rua sur le loup pour lui asséner un coup de son épée et dégager celui-ci de son collègue. Sa réaction fut légèrement similaire à celle de l'autre fois, et son épée le traversa, sans blessure apparente, bien qu'elle provoqua le recul du loup, cette fois-ci, plus important, permettant de dégager le mage coincé.

C'était sûr à présent, la magie avait décidément un effet plus important sur cet être, même s'il n'avait l'air de rien ressentir. Cependant, ce n'était pas terminé. Calcias ressentit une vague d'énergie le traverser, alors qu'un nouvel éclat rouge vif apparaissait à nouveau sur son talisman, et il enchaîna immédiatement par un autre coup de même envergure, qui finit enfin par le faire reculer, et avant même que celui-ci puisse répliquer, Kurtis l'attaqua à son tour de deux sorts qui l'envoya encore une fois dans un nuage de poussière.

Il suivit Kurtis pour l'examiner, juste pour constater à nouveau sa disparition. C'était... navrant. Si la capture avait réussie, il aurait pu au moins l'étudier plus en détail pour essayer de confirmer quelques informations.
Mais dans l'immédiat, ce n'était plus le plus important. Calcias observa son collègue, légèrement inquiet. A part de jolies tâches de bave sur ses vêtements, il n'avait pas l'air d'avoir trop souffert, à son soulagement. Mais mieux valait en être certain, ne serait-ce que pour faire état de la situation.

- Ça va aller ? Vous n'êtes pas blessé, au moins ? Et les habitants ?

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Dès que le regard de Calcias fut porté sur Kurtis, le chaman paniqua : Il était hors de question qu'on le voit avec de la bave sur lui. C'était si répugnant qu'il songea à se tâcher les mains pour essuyer toute cette horreur qui salissaient sa cape avant que son collègue ne l'aperçoive et pourtant, c'était trop tard : Il le regardait déjà. Alors, sans un mot, Kurtis détourna les yeux, rouge de honte et ce n'est que lorsque l'épéiste pris la parole qu'il songea de nouveau à le regarder droit dans les yeux :

- Ça va aller ? Vous n'êtes pas blessé, au moins ? Et les habitants ?

Blessé, il ne l'était pas si ce n'est dans son incroyable égo. Les habitants, il avait pu les aider tant bien que mal mais aucun ne s'était retrouver dans la même position que lui et c'était en partie grâce à lui. Les villageois ne le remercierait pas de ce qu'il avait fait pour eux et il le comprenait : C'était à Calcias et lui de régler la situation qu'ils avaient malencontreusement amener. Calcias, d'ailleurs, il fallait que Kurtis lui réponde pour briser le silence gênant que le chaman avait provoqué en s'enfuyant profondément dans ses pensées :

- Je ne suis pas blessé et les habitants non plus, dit-il alors simplement.

Et pourtant, la réponse qu'il venait de donner le chiffonnait. C'était sûrement trop froid comparé à la bienveillance dont faisait preuve l'épéiste. Il voulut se rattraper et pourtant, c'était déjà trop tard : Le mal avait était fait et avant qu'il ait eu le temps de se corriger, Bastien approchait en applaudissant les deux combattants :

- Pendant un moment, j'ai cru que notre chaman allait se faire dévorer tout cru par ce loup mais il semblerait qu'il ait survécu, expliqua alors l'aubergiste.

- Bien que je comprenne votre surprise quant à ma survie, il aurait été regrettable que je vous quitte en si bon terme, plaisanta le chaman.

En réalité, si le chaman s'était autant battu pour survivre, c'était surtout pour Calcias et les villageois. S'il était mort dans cette bataille, lui qui ne croyait auparavant pas aux fantômes aurait souhaiter revenir hanter indéfiniment Bastien. Nul doute que cela l'aurait amuser un temps mais l'éternité est longue et l'aubergiste aurait un jour décédé, mettant fin à sa blague immature. Et puis, il fallait bien qu'il rende des comptes à la milice de Gaïa pour ne pas qu'ils regrettent de l'avoir embauché. Ah... Beaucoup de choses tournaient dans l'esprit de Kurtis mais le loup fantomatique, lui, prenait la plus grande place. Alors, constatant que ce fut le meilleur moment pour obtenir davantage de renseignements sur la bête, il se tourna vers Calcias mais avant qu'il n'eut pu dire un seul mot, il s'arrêta. Aucun mot ne lui venait en tête pour formuler sa phrase...

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